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Mode et gastronomie : deux arts, deux mondes d’initiés qui se sont rapprochés au point de ne plus former qu’une seule communauté : celle des « Foodistas ».

Voici 4 preuves qui illustrent ce phénomène.

La cuisine moderne est devenue graphique et éphémère

Depuis les années 80, la cuisine traditionnelle a été mise au placard. Dans les restaurants, les plats en sauces sont remplacés par des assiettes légères, graphiques, créatives et spectaculaires, aux dénominations chics et sophistiquées.

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De jeunes chefs inspirés s’affranchissent des codes transmis par les pères de la grande cuisine pour devenir ‘créateurs’ et donner naissance à de nouvelles tendances : « fusion »,  « terroir revisité », « snacking chic », ou encore « fast good ».

Chaque saison, les concepts et produits à la mode sont renouvelés à grand renfort de couverture médiatique : « Tendance food, tout ce qui nous attend cet hiver ». Et pour en revenir aux jeunes chefs, ils sont tatoués, musclés, stylés, et s’affichent dans les médias comme les nouvelles icônes sexy de notre époque.

Le « Food Art », terrain de jeu commun

Depuis 1994, le rapprochement de designers et de chocolatiers a permis de donner naissance à un nouveau genre de défilé, celui de la robe en chocolat. L’expérience a rencontré un succès telle que le défilé est devenu l’événement phare du Salon du Chocolat.

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En juin dernier, une exposition au Chelsea Market de Manhattan célébrait justement cette communion entre la mode et la gastronomie italienne. Les plus grands noms de la mode comme Giorgio Armani, Valentino ou Gucci ont crée 58 tenues de style iconique inspiré du patrimoine gastronomique italien.

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Et pendant ce temps, sur Instagram, le designer de mode Gretchen Roehrs réinterprète de célèbres créateurs comme Givenchy ou Sonia Rykiel … avec des aliments.

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L’industrie de la mode est donc de plus en plus gourmande

Mais il ne s’agit plus seulement d’une simple histoire d’identité et de valeurs communes.

La gastronomie apparaît aux marques du secteur de la mode comme un moyen de diversifier leur portefeuille de revenus, mais aussi d’avoir une image plus hédoniste auprès du consommateur, pour qui la bonne chère est devenue la 1ère religion.  Restaurant Chanel à Tokyo, Armani Caffé aux 4 coins du monde, restaurants Dolce et Gabana ou pâtisserie Marchesi désormais propriété de Prada à Milan, les grandes marques passent à table.

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Leur conviction : l’image positive de la gastronomie pourrait créer la préférence et l’impulsion d’achat pour leurs griffes, dans un contexte  où elles sont en proie à une perte de prestige et d’unicité.

Les collaborations évènementielles, formidable levier marketing pour les marques Food&Wine

Quid de préempter ce type de partenariats dans le cadre d’une stratégie de relations publiques ? Rien de bien nouveau sous le soleil. Sauf quand on regarde de plus près la qualité de scénarisation des évènements, l’opportunité de développer des produits en édition limitée et même des projets d’innovation.

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Le chocolatier Pierre Marcolini et la créatrice Olympia Le tan, l’égérie Kate Moss et l’enseigne Sushi Shop, Nina Ricci et Ladurée, Christian Lacroix et Evian, Chrisitan Lacroix et 1664… les collaborations se multiplient et assurent une double valorisation de l’égérie et de l’enseigne/la marque.

Alors, prêts pour une prochaine collection spéciale ?