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Alors que la philosophie de la Slow Food a essaimée partout en Europe, on voit se développer la culture des « Slow flowers », un mouvement né aux Etats-Unis et prônant le retour aux fleurs locales, produites naturellement.

C’est à Seattle que Debra Prizing, journaliste de carrière, se lance dans le projet des « Slow Flowers ». Elle milite pour que le marché de l’horticulture opte pour un mode de production plus responsable et plus écologique, en faisant d’abord le choix de la proximité. Depuis 2012, elle développe des projets qui ouvrent le débat national et encouragent les consommateurs et les professionnels à faire des choix plus éclairés sur l’origine des fleurs et les caractéristiques de production.

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Parmi ses projets, le livre « The 50 Mile Bouquet » pénètre l’univers de fermes américaines qui ont fait ce choix d’un genre horticole nouveau, mais part aussi à la rencontre des fleuristes soucieux de de la qualité et du respect de l’environnement.

En Angleterre, plusieurs fermes de ce genre se développent aux alentours de Londres et accueillent des visiteurs. Via l’opération « Pick up your own Flowers” dans leur ferme du sud-Est de Londres, les particuliers se déplacent pour y cueillir pas moins de 200 variétés qui poussent dans le parfait respect des saisons et sans pesticide.

Ce circuit de proximité est l’occasion de redécouvrir la culture horticole, mais aussi la possibilité de renouer avec l’émotion bucolique de la fleur, loin des process industrialisés.

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Les plus fervents militants du Slow Flowers pourront aussi participer au mouvement en s’équipant de « seed bombs » vendues sur Internet et promettant de faire pousser des fleurs sauvages dans les jardins publics ou au coin de la rue.

Pour le plaisir d’offrir… des fleurs d’ici !